Noël ! Noël !

Noël ! Noël !

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Un film réalisé par Claire Mercier, 1995, 59min.

Production Lazennec Tout Court (Bertrand Faivre) avec la participation du CNC, coproduction la Sept -Cinéma. Sélectionné au festival de Pesaro (Italie, 32a mostra internazionale del nuovo cinema, juin 1996) et au festival de Belfort (novembre 1996), diffusé sur Arte le 30 septembre 1999. Sélectionnée en septembre 2004 au festival des jeunes réalisateurs d’Albi.


Synopsis:

Sur un lit d’hôpital, alors que les sapins de Noël décorent les rues de Paris, Delphine, vingt ans, lutte contre la mort. Mais la mort a pris ici le masque diabolique de la culpabilité. Qui est responsable ? Son copain ? Sa mère, trop exigeante ? Ou bien est-ce de sa faute à elle ? Cette maladie vénérienne, l’a-t-elle attrapée par accident ou bien est-ce un châtiment qui la frappe ? Delphine se bat avec elle-même. Elle accuse, s’accuse, cherche le coupable comme si cela était la condition de sa guérison.
Ses parents, ses camarades, son copain la délaissent parce que la situation est tout simplement insupportable : leur vie blesse Delphine et la souffrance physique et morale de Delphine leur fait mal. Seuls ceux qui sont neutres peuvent s’approcher d’elle. Geneviève, l’infirmière, fait les gestes qu’il faut, avec un parfait dévouement. Lars, un allemand, qui vient donner à Delphine des leçons particulières, cherche les mots qu’il faudrait dire… Il lui fait lire et traduire Les souffrances du jeune Werther…
La relation sans fard, l’attachement brutal, ultime, qui naît entre Delphine et Lars ne parvient pas à la délivrer du doute qui la tourmente.
Seuls lui importent les rapports oniriques qu’elle entretient avec les autres. Les rêves de Delphine partent d’un désir d’escapade, de vie, de rencontre. Chacun d’eux bute bientôt, sous des formes différentes, sur le nœud du problème. Pourtant, à chaque fois que Delphine se réveille, chercher le coupable lui semble plus vain, ses réponses plus caricaturales : peu à peu la mort ôte son masque. Elle n’est plus une sentence dont Delphine s’évertue à demander les justifications mais la forme présente de sa sensibilité. Sa mort. Pourquoi en rejeter la faute sur les autres ou l’endosser alors qu’il s’agit juste de lui donner la main ?

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Les Soeurs de la Sabine

Les Soeurs de la Sabine

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un film réalisé par Claire Mercier, 2001, 45min.

Sunday Morning Productions (Nathalie Mesuret), avec la participation du CNC et de la région Franche-Comté. Sélectionné au festival de Vendôme (Images en Région, déc. 2001) et par le cinéma Apollo (Rencontres autour du « conte », décembre 2002, Pontault-Combault).


Synopsis:

Dans une époque et un pays proches et lointains des nôtres, trois sœurs aux silhouettes étranges, Gudule, au gros pied plat, Cunégonde, au pouce en forme de spatule, et Gertrude, dont la lèvre inférieure pendouille — c’est au pénible travail du filage qu’elles doivent leurs difformités — reviennent d’un superbe mariage. Il s’agit de celui de Sabine, leur jeune et belle sœur, avec le prince du pays, Armand.

Sur le chemin, alors qu’elles s’enfoncent dans la forêt, Gudule, Cunégonde et Gertrude, ivres et goguenardes, se remémorent les réjouissances (festin, bal et mondanités) de cette noce inattendue, étonnante, entre une pâle ouvrière, leur propre sœur, et un gentil prince. Mais, bientôt des dissensions surgissent entre les trois filles. Cunégonde et Gertrude récriminent, s’insurgent : pourquoi Sabine et pas elles ? Pourquoi à l’une une vie en rose et aux autres un sort ingrat ?
Gudule, l’aînée, la plus sage, pour tenter d’enrayer une révolte qu’elle juge désespérée, décide de révéler les dessous de l’histoire. Cette noce n’a rien de miraculeux. Si Sabine a pu épouser le prince Armand, c’est parce que…

Les Sœurs de la Sabine est inspiré librement d’un conte de Grimm, Les trois fileuses.

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Rêve de Serge

Rêve de Serge

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un film réalisé par Claire Mercier, 2012, 36 min.

Une femme blessée par la perte de son second enfant, mort-né, cache cette blessure sans parvenir à en guérir. Parce que le verdict est sans appel : elle n’aura plus d’autre enfant. Et parce qu’elle sent que son premier fils, son seul enfant, Martin, souffre aussi de cette attente déçue d’un petit frère. Elle a beau faire, elle traîne.

Un été, dans un bar, elle rencontre un homme singulier. Est-ce un dandy, un travesti ou un artiste ? Est-ce un clown ou un christ ? Un ivrogne ? Un guérisseur ? Cet homme, c’est Serge.

Serge est malade, le cancer, “condamné” comme on dit, et pourtant le plus vivant de tous. Et, comme il est fort, il la ramène dans la fête de la vie : ils vont au cinéma, ils se promènent, ils écrivent, ils s’aiment. Bien sûr, cette rencontre est folle, elle fait exploser toutes les normes de sécurité dans lesquelles cette femme a inscrit sa vie. Et pourtant, elle est bénéfique. Plus leur rencontre s’affermit, plus elle se simplifie aussi, moins il leur reste de temps devant eux. Alors cette femme, instinctivement, se met à saisir, avec son vieil appareil photo, la silhouette, le visage de Serge, et le monde autour d’eux. La relation inclassable qui se noue entre son fils Martin, 9 ans, et Serge envahit l’écran. Serge fait entrer Martin dans un monde qu’il est sur le point de quitter. La narratrice consigne cette frontière, cette période.

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Un nouveau film :

À TOUT À L’HEURE !

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Une cinéfable écrite par Claire Mercier et ÉlodieO, 2017, 76 min. extrait des 3 premières minutes ici

Éloïse qui vit à New York débarque à Paris. Elle appelle immédiatement sa « vieille » copine Félicité. Les deux femmes se donnent rendez-vous dès le lendemain, au quartier latin. Ça tombe bien ! Félicité doit justement quitter le haut lieu populaire de Ménilmontant pour aller avec Martin, son fils de quatorze ans, l’inscrire en seconde au prestigieux Lycée Henri IV. C’est certain : plus tard, Martin sera président de la République, mais ce ne sera qu’une couverture parce qu’il veut devenir… agent secret. Félicité aussi est passée à Henri IV, vingt ans auparavant, mais elle n’a jamais été une bonne élève… tout en devenant finalement professeur. Éloïse, elle, était première de sa classe, mais elle n’a pas fait d’études, elle est devenue chanteuse et danseuse, et rêve de tourner un film…  musical ! Comme le temps passe ! La roue tourne. Arriveront-elles à se rencontrer lors de cette journée bientôt envahie par les souvenirs de jeunesse de Félicité et par ce satané sentiment qui se saisit d’Éloïse, celui d’être tombée amoureuse ? Entre ces deux femmes aussi folles et aussi sages l’une que l’autre, le calme Martin, lui, fait son entrée dans la vie.

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